Comprendre votre situation
Accompagner un parent, un conjoint ou un enfant ne porte pas toujours de nom. Ce guide explique ce que recouvre le statut de proche aidant et ce qu’il ouvre comme droits.
Un guide indépendant pour les proches aidants du département : droits, répit, ressources locales.
Accompagner un parent, un conjoint ou un enfant ne porte pas toujours de nom. Ce guide explique ce que recouvre le statut de proche aidant et ce qu’il ouvre comme droits.
Conseil départemental, CCAS de la commune, plateforme de répit, MDPH : chaque démarche a son guichet. Nous indiquons lequel ouvrir en premier selon la question.
Le répit n’est pas un luxe et il n’arrive jamais tout seul. Nous décrivons les solutions existantes et le moment où il vaut mieux les demander.
Un proche aidant est une personne qui vient en aide, de manière régulière et le plus souvent sans être payée pour cela, à un proche en perte d’autonomie, malade ou en situation de handicap. La définition existe dans le code de l’action sociale et des familles, et elle est large : conjoint, parent, enfant, mais aussi voisin ou ami qui assure une présence continue.
Dans les faits, très peu de personnes se présentent spontanément comme aidantes. On accompagne d’abord quelqu’un que l’on aime, on ajoute des courses, des rendez-vous médicaux, un peu de ménage, puis la nuit, puis la gestion administrative. Le mot arrive souvent après plusieurs années, au moment où il faut poser des congés ou demander une aide financière.
En Haute-Savoie, cette réalité prend des formes particulières. Le département est vaste et montagneux : entre un village de vallée et le service hospitalier de référence, il peut y avoir une heure de route, davantage en hiver. L’emploi frontalier vers Genève allonge les journées. Le prix du logement éloigne parfois les enfants adultes de leurs parents vieillissants. Chacun de ces éléments pèse sur l’organisation quotidienne d’un aidant.
Ce guide est édité par une rédaction indépendante. Il n’est pas une association, ne propose aucun service à domicile et ne collecte ni dons ni cotisations. Son seul objet est de rendre lisible un paysage d’aides qui l’est rarement.
Le premier obstacle est le temps. Les démarches administratives supposent des appels aux heures ouvrables, des dossiers à constituer, des pièces à réunir, et elles se cumulent avec un emploi. Le deuxième est la distance : les permanences, les accueils de jour et les consultations spécialisées se concentrent autour d’Annecy, d’Annemasse et de Thonon-les-Bains, alors que les vallées de l’Arve, du Giffre ou du Chablais comptent de nombreux foyers isolés.
Vient ensuite l’isolement. Accompagner un proche réduit la vie sociale sans qu’on le décide : les invitations s’espacent, les loisirs passent après, et la fatigue fait le reste. Les professionnels de santé parlent d’un risque réel pour l’aidant lui-même, avec des troubles du sommeil, des douleurs chroniques et des épisodes dépressifs plus fréquents que dans le reste de la population.
Enfin, beaucoup d’aidants ignorent simplement ce à quoi ils ont droit. Les dispositifs existent, mais ils dépendent d’organismes différents selon l’âge de la personne aidée, son niveau d’autonomie et la nature de sa maladie. C’est précisément ce que ce guide essaie de remettre dans l’ordre.
Plusieurs leviers coexistent, et ils ne se demandent pas au même endroit :
Les montants évoluent chaque année. Plutôt que de recopier un chiffre qui sera faux dans six mois, nous renvoyons systématiquement vers l’organisme qui verse la prestation : la CAF pour l’AJPA, le conseil départemental pour l’APA, la MDPH pour la PCH.
Le répit désigne tout ce qui permet à l’aidant de s’absenter sans que la personne aidée reste seule : accueil de jour, hébergement temporaire en établissement, heures supplémentaires d’aide à domicile, séjours adaptés, ou intervention d’un relayeur au domicile.
Depuis la loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement, un droit au répit est prévu dans le cadre de l’APA à domicile. Il s’agit d’un financement complémentaire, mobilisable lorsque le plan d’aide est déjà utilisé au maximum. La demande passe par l’équipe médico-sociale du conseil départemental et doit être formulée explicitement.
Les plateformes d’accompagnement et de répit, elles, accueillent, informent et orientent gratuitement. Conçues à l’origine pour les aidants de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, elles se sont depuis ouvertes à d’autres situations.
Quatre portes d’entrée couvrent la majorité des situations. Le centre communal d’action sociale de votre commune connaît les services de proximité et les aides locales. Le conseil départemental de la Haute-Savoie instruit l’APA et pilote l’action sociale en faveur des personnes âgées. La maison départementale des personnes handicapées traite les demandes liées au handicap. Enfin, les réseaux associatifs nationaux, comme ceux consacrés à la maladie d’Alzheimer, à la maladie de Parkinson ou à l’accompagnement des aidants, disposent d’antennes départementales et de groupes de parole.
Nous ne publions pas d’annuaire nominatif de structures locales : les permanences, les horaires et les coordonnées changent trop vite pour qu’une page statique reste fiable. Nous décrivons plutôt le rôle de chaque type d’organisme, pour que l’appel passé soit le bon dès la première fois.
Trois habitudes reviennent dans la plupart des recommandations destinées aux aidants. La première consiste à déclarer son rôle à son propre médecin traitant : cela change la façon dont sont lus un sommeil dégradé, une tension qui monte ou une fatigue persistante. La deuxième est de demander de l’aide avant la rupture, et non après, car les dispositifs de répit demandent un délai d’instruction. La troisième est de garder au moins une activité qui n’a aucun rapport avec l’accompagnement.
Les groupes de parole, souvent animés par des associations ou des plateformes de répit, apportent autre chose qu’un conseil technique : la confirmation que la situation vécue est partagée. Beaucoup d’aidants y viennent tardivement, et presque tous regrettent de ne pas être venus plus tôt.
Les pages du site suivent les questions, pas l’organigramme des institutions. À propos des associations explique comment fonctionnent les structures qui accompagnent les aidants. Adhérer à une association détaille ce que change l’adhésion. Soutenir les aidants s’adresse à ceux qui veulent aider sans être eux-mêmes aidants. Le blog rassemble les idées de sorties et de respiration, Nos manifestations traite des rencontres et des événements, et Nos partenaires explique qui finance et soutient ces actions.
Une question qui ne trouve pas sa réponse ici a sa place dans notre boîte mail : écrivez à la rédaction, les sujets revenant souvent deviennent des articles.
Toute personne qui vient en aide de façon régulière à un proche en perte d’autonomie, malade ou handicapé, qu’il s’agisse d’un membre de la famille ou d’une personne de l’entourage proche. Aucune démarche de reconnaissance préalable n’est nécessaire pour être aidant, mais certaines aides supposent un lien et une situation précis, vérifiés au moment de la demande.
Les principales sont l’allocation journalière du proche aidant, versée par la CAF ou la MSA pendant un congé de proche aidant, et, du côté de la personne aidée, l’APA pour les plus de soixante ans ou la PCH en cas de handicap. Les montants et les plafonds sont révisés régulièrement : l’organisme payeur reste la seule source fiable.
Les plateformes d’accompagnement et de répit informent et orientent gratuitement. Les accueils de jour et les hébergements temporaires sont proposés par des établissements du département, et le droit au répit prévu dans l’APA peut en financer une partie après évaluation par l’équipe médico-sociale du conseil départemental.
Associations d'aide aux aidants : un appui essentiel. Informations sur leurs missions, leur fonctionnement et les avanta
Lire la suiteComment soutenir les aidants ? Bénévolat, associations et actions concrètes. Informations utiles pour ceux qui veulent a
Lire la suiteAssociations pour les aidants : comment choisir la bonne ? Découvrez les critères, les avantages de l'adhésion et les se
Lire la suiteUn message par mois au maximum : nouveaux articles, dispositifs mis à jour et dates utiles en Haute-Savoie. Pas de don, pas de cotisation, pas de publicité.